Histoire du maquillage LES BRÈVES

L’histoire du maquillage : La rome antique

23 novembre 2015
Histoire du maquillage

Sous l’Empire romain (-30 av J.C. – 400), l’homme et la femme font extrêmement attention à leur image. L’humain doit s’abstraire de l’animalité et prendre soin de son corps en est un moyen.

Dans cette société où la beauté du corps est entrée dans les mœurs, soigner son apparence est un devoir non seulement envers soi-même, mais aussi envers les autres.

Le maquillage est certes un moyen d’embellir le visage, mais la beauté à cette époque passe aussi par le maintien physique et l’entretien du corps.

LES BAINS PUBLICS


Un bonne hygiène est de rigueur à l’époque : que ce soit à la ville où à la campagne, les bains publics (ou thermes) sont souvent gratuits ou accessibles pour des sommes très modiques.

Les thermes

histoire du maquillage : la rome antique

Les thermes sont à la fois :

– des lieux de bien-être, avec des bains ou l’on se lave et des salles où l’on peut se faire épiler, masser…

– Des lieux de forme où l’on trouve des salles de gymnastique et des endroits où les hommes jouent au ballon avant de commencer les bains.

– Des lieux d’affaires, où des contrats sont conclus dans les jardins et autres salles de réunion mises à disposition des citoyens.

Elles se composent de plusieurs salles dans lesquelles les Romains passent dans un ordre bien précis :

  • La salle de sudation
  • Le bain chaud
  • Le bain tiède
  • Le bain froid

Des rituels de beauté et d’hygiène que les Romains les plus riches pratiquent tous les jours.

Ovide : L’on a soin de son corps, et notre temps ne connait plus cette rusticité qui survécut à nos premiers aïeux […]. La forte odeur de bouc ne doit pas siéger sous vos aisselles et vos jambes ne doivent pas être hérissées de poils rudes

→ Après ces différents soins, vient le maquillage.

LES CODES DU MAQUILLAGE SOUS L’EMPIRE ROMAIN


Le maquillage, tout comme l’hygiène du corps, permet de soigner son image : améliorer ce que la nature nous a donné est un signe de respect envers les autres.

Dans l’Art d’aimer, Ovide décrit les différents artifices (le maquillage, la coiffure, les vêtements…) dont peut user la femme Romaine pour « être belle »

 Ovide : vous savez aussi vous donner un teint blanc en appliquant du fard ; celle dont le sang ne fait pas rougir naturellement la peau la fait rougir artificiellement. Vous savez remplir artificiellement l’intervalle qui sépare les sourcils . Et […] marquer le tour des yeux avec des cendres fines ou le safran qui nait sur tes rives.

Le teint pâle (de la femme oisive chez elle) correspondant aux canons esthétiques de l’époque, la femme romaine se blanchit le visage avec du blanc de céruse. Les joues et les lèvres rougies font ressortir la blancheur du teint. Les cils sont agrandis et allongés avec du noir. Enfin, les yeux sont agrandis par un contour de khôl noir et les paupières peuvent être fardées, selon les envies avec du rouge, du vert ou du bleu.

Le maquillage à l’époque, comme vous avez pu le constater, est assez chargé, mais il faut que celui-ci reste subtil et se fasse à peine remarquer.

Ovide : Mais que votre amant ne vous surprenne pas avec vos boîtes étalées sur la table : l’art n’embellit la figure que s’il ne se montre pas. 

→ Depuis toujours, l’art du maquillage réside dans sa capacité à embellir sans qu’on puisse le détecter…

♦  Tendance qui va se poursuivre aux fils de siècle, car l’époque médiévale prône un retour au naturel  ♦


RÉFÉRENCES

• Histoire du maquillage, Martine Tardy, Dangles éditions, 2012

• L’art d’aimer, Ovide, Librio, 2010

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2 Comments

  • Reply graphouille 23 novembre 2015 at 14 h 35 min

    Intéressant !! Merci pour les recherches.

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